Sous ce terme, sont regroupés l’ensemble des souhaits d’une personne concernant le déroulement de ses obsèques.
Elles concernent non seulement sa préférence entre l’inhumation ou la crémation, une cérémonie religieuse ou civile, son acceptation ou non de recevoir des soins de conservation mais aussi l’ensemble des petites attentions qui pourront être faites en son souvenir.
Les proches devront donc organiser les funérailles selon les indications données par le défunt.
Ces volontés ont pu être exprimées oralement au détour de conversations anodines ou lors d’un entretien plus confidentiel évoquant ce moment inéluctable.
Elles peuvent également avoir une trace écrite sur papier libre, dans le cadre d’un contrat obsèques ou encore lors de la rédaction d’un testament.
L’expression de ces volontés facilite grandement les décisions que la famille doit prendre lorsque le décès survient.
Sur le plan légal, La loi du 15 novembre 1887 sur la liberté des funérailles est toujours d’actualité.
Le législateur établissait que « tout majeur ou mineur émancipé, peut régler les conditions de ses funérailles, notamment en ce qui concerne le caractère civil ou religieux à leur donner et le mode de sépulture ».
Dans le contexte actuel de solitude de nombreuses personnes âgées et d’éclatement des familles, le rappel de cette liberté revêt toute son importance.
Concernant les volontés, on doit distinguer celles qui sont essentielles et celles qui ne le sont pas. Le mode de sépulture ainsi que le caractère civil ou religieux de la cérémonie sont considérés comme essentielles et s’imposent donc aux proches. Les autres volontés sont par nature plus facultatives mais semblent toutes aussi importantes aux yeux de la personne qui les a exprimées.
Lorsqu'il y a divergence au sein de la famille ou de l'entourage du défunt, le problème est de déterminer, parmi ses proches, la personne la plus qualifiée pour indiquer la volonté du mort. Il appartient donc aux juges de décider, dans les 24 heures suivant la saisine, le membre de la famille, ou le proche qui doit être réputé l'interprète des volontés du défunt. Cette personne a été la mieux placée pour recueillir les confidences du défunt pendant les derniers temps de sa vie.
Les tribunaux considèrent qu'en règle générale le conjoint est la personne la mieux placée pour connaître les désirs du défunt. Cette prééminence du conjoint est fondée sur une présomption
d'affection et d'union. Le rôle du conjoint survivant est préférentiel, mais non exclusif. Il peut notamment être tenu compte des vœux émis par les père et mère.
Il a été jugé qu'en cas d'opposition entre la famille et l'épouse quant au mode de sépulture désiré par le défunt, il y a lieu de faire prévaloir l'opinion qui rapporte le plus fidèlement le sentiment de ce
dernier.
Si les époux vivaient en mésintelligence ou séparés de fait, le conjoint n'apparaît plus comme la personne la mieux qualifiée pour interpréter la volonté du défunt. Ainsi, en cas de décès survenu au cours d'une instance en divorce, l'organisation des obsèques peut être confiée aux parents du défunt
ou à ses frères et sœurs.