Les soins de conservation du corps, réalisés par un professionnel diplômé d’Etat (thanatopracteur), permettent de préserver l'aspect du défunt et de retarder la dégradation du corps.
Ainsi, les proches gardent en mémoire une image apaisée du défunt.
Cette technique est basée sur l’utilisation de produits aseptiques pour un nettoyage interne et externe du corps.
L’effet est à la fois hygiénique et esthétique.
Ces soins ne sont pas obligatoires, sauf s'il est prévu un transport du corps sans mise en bière entre 24 et 48 heures après le décès, une distance de plus de 600km à parcourir ou un rapatriement (pour certains pays seulement).
Ces soins sont soumis à l’autorisation du médecin qui a constaté le décès et qui le mentionne sur le certificat de décès. Ils ne pourront être réalisés sans l’accord de la personne ayant qualité pour pourvoir aux funérailles qui tiendra compte des volontés du défunt exprimées sur ce point.
Les soins de conservation nécessitent l'autorisation du maire du lieu de décès, ou de celui où ils sont pratiqués, et de la famille. Ils sont réalisés par le thanatopracteur sous la surveillance d'un fonctionnaire de police ou agent de police municipale.
Un procès-verbal de l'opération est ensuite envoyé au maire.
Les religions chrétiennes (confession catholique et protestante) acceptent que des soins de conservation soient pratiqués sur le corps du défunt.
D’autres religions (juive, islamique, bouddhiste) les interdisent (unique tolérance pour le rapatriement du cercueil vers certains pays).