Le cimetière est un lieu sacré dédié à la mémoire des êtres disparus.
Bien avant l’apparition de l’écriture, les hommes ont créé ces lieux de recueillement où ils enterraient leurs morts.
Les rites funéraires ont évolué au cours du temps mais les cimetières en France restent très imprégnés de leur héritage culturel marqué par le christianisme. Autrefois gérés par les paroisses, encore beaucoup de cimetières restent implantés près des lieux de cultes. Les cimetières sont désormais gérés par les communes, cependant il existe encore quelques cimetières privés confessionnels, survivance du passé.
En France, les cimetières sont des lieux publics et laïcs. Ce principe de neutralité interdit toute marque de reconnaissance de quelle que confession dans les parties communes. Cependant, la loi permet à chacun d’honorer sa sépulture avec des signes ostentatoires conformes à ses convictions religieuses ou philosophiques. Dans le souci de respecter la liberté de croyance individuelle, beaucoup de cimetières sont dotés de carrés regroupant des défunts de même confession.
La famille du défunt peut décider librement de l’aspect extérieur de la sépulture en la personnalisant par la pose d’un monument, de plaque ou d’emblème religieux sous réserve que l’aspect extérieur de la sépulture ne soit pas choquant pour les autres familles. Le maire peut par ailleurs fixer librement les dimensions maximales des monuments érigés.
Outre ces espaces destinés aux inhumations, les cimetières sont dotés d’espace destinés à recevoir les urnes ou les cendres des personnes ayant choisi la crémation. La récente loi de décembre 2008 oblige chaque commune de plus de 2000 habitants à doter son cimetière d’un espace aménagé à l’accueil des cendres. La plupart des cimetières offre également la possibilité de placer l’urne dans un columbarium ou de l’inhumer dans un caveau de petite dimension sur lequel est placé un monument que l’on nomme « cavurne ».
Le maire est tenu d’accorder une sépulture aux personnes décédées sur sa commune, quel que soit son domicile, aux personnes domiciliées dans sa commune, quel que soit leur lieu de décès et aux personnes qui ont une sépulture de famille située dans son cimetière. Ce droit sera acquis après les formalités nécessaires à l’acquisition d’une concession.